La tour de L'errant

Ici bas repose mes écrits. Nouvelles, poèmes, textes divers...

22 juin 2008

Un seul ami

Le dernier de mes poèmes pour l'instant.
Celui-ci diffère quelque peu des autres de par l'utilisation du "je".
D'ailleurs je suis pas encore sur de savoir quel style je préfère...

Un seul ami,
de tous je m’éloigne,
de lui je sens la poigne.
Dans les ténèbres et l’ombre je me complais,
de la profondeur il m’éloigne.

Seul je me sens,
de lui je suis le sang.
Uni par la vie,
un être que je maudit,
un être que je bénis.
Sans fléchir il me prend,
sans fléchir à la vie il me rend.

De tous je m’éloigne,
de lui je sens la poigne.
De l’ombre je traverse,
du temps je me verse.
Sans fléchir il me prend,
sans fléchir à la vie il me rend.

Un être désincarné,
dans une vie mortifié.
Dans les ténèbres il se rend,
dans les ténèbres je le prend.
D’un éclat noir il luit,
d’une veine pure il jaillit.

De sa volonté découle la mienne,
ma vie est sienne.
De nos nom liés,
vint une vie purifié.

Hors des ombres nous allons ,
vers la lumière nous élevons.
Longue est la route de la rédemption,
noire est le chemin de l’illumination.

Du paradis nous sommes peut-être maudit,
de l’enfer nous sommes bannis.
Dans la vallée des ombres nous nous avançons,
dans la vie nous nous encrons.

De tous nous sommes éloignés,
de tous nous nous rions.
Des personnes avachis,
règnent sur le temple maudit.
Des ces êtres nous nous rions,
ces être nous aidons.

Libre te enchaînés nous sommes,
de l’arbre tombent les pommes.

Être ensommeillé du Dieu oublié,
de la religion nous sommes ligués,
des fanatiques nous sommes décriés.

De deux nous fusionnons,
de deux nous nous élevons.

Parmi les ombres il erre,
une vie il tente de trouver,
de l’ombre je le récupère.
Être tourmenté à la vie sacrifiée,
mortel il est,
immortel il deviendra.
Tel une légende du passé,
de la vie il se rit,
de la vie il s’ennuie.

D’un homme désabusé,
la folie est né.
Une vie sacrifiée,
pour un être qui fut enchaîné.
De la nuit on le fuit,
dans la nuit il rit.

De sa retraite forcé,
grandit il est devenu.
Par moi il est passé,
par moi il c’est élevé.

D’un être deux il est,
de sa vie je suis lié,
De sa vie je suis intéressé.
d’un nous sommes,
de deux nous étions.

Êtres damnés pour un destin dévié,
de la vie nous nous affranchissons,
De la vie nous nous moquons.
des épreuves seront jetées,
des défis serons relevés.

De la vie nous nous élevons,
dans la vie nous nous élevons.
De pions nous sommes roi,
de nous nos ennemis connaissent l’effroi.

De deux nous étions,
d’un nous nous élevons.
D’une vie achevée ne reste que le chemin arpenté…

Et vous, que préférez-vous ?

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Voyageur

Un autre de mes poèmes, bien connu par certains...

Le passage tu cherches,
dans les méandres du temps tu erres
Quel but cherches-tu tant ?
Quelle âme t’habite sombre voyageur ?
Des plaintes sont formées,
des cris se sont élevé.

D’ici ou d’ailleurs tu viens,
pour les tiens,
pour les siens.
Inconnu tu es,
des vies le gardien tu es.

Quels sont les êtres qui te soutiennent ?
A un but aspires-tu ?
pour cela tu voyages,
de l’ombre à la lumière tu erres.
Des épreuves tu traverses,
des passions tu explores,
pour résister à la tentation tu implores.

De la fin de ton voyage tu doutes,
de sa finalité tu crains.
Pour tant de vies tu te bats,
au milieu des temps tu viens.

Loin des autres,
loin des humains tu vas.
De l’oppressante atmosphère te t’affranchis,
de la guerre tu vis.

Pour quel but,
pour quelle fin ?
Le sais-tu seulement ?
Non tu erres,
d’autres de toi dépendent.

Par-là tu vas,
par-là tu viens
Des limbes tu meurs,
du ciel tu pleures.

En tout lieu tu pars,
en tout lieu tu crains.
L’ombre tu traverses,
de la fin tu viens.

Pour ta vie sacrifiée,
d’autres vont s’élever.
Un instant,
une fin.

Des autres tu t’es éloigné.
D’eux tu n’es plus,
des autres tu es trop loin.

Dans l’ombre tu repars, 
seul tu prépare ton départ.
Des autres tes louanges seront chantées,
des autres ton souvenir sera gardé.

Infatigable voyageur
qui as traversé l’horreur.
Pour un but désintéresser
tu t’es vu changé.
Pour les autres tu t’es damné,
pour les autres la rédemption tu as trouvé.

Désormais tu es parti.
Alors que les rires s’élèvent,
dans le froid ta mort s’abat.
Dans une tombe oubliée,
maintenant tu es enterrer,
le sauveur d’un peuple mille fois loué.

De ton spectre nulle trace ne reste,
de ton âme seul les sanglots naissent.
Une vie sacrifiée, un peuple sauvé.
Du mythe tu fait partis,
des légendes tu es bénis.

Au fond des limbes désormais tu vis,
une existence enchainé pour un peuple libéré.
De la grâce de ton âme ne reste que les lambeaux.
De la grâce de ton nom ne reste que vents.

Effacé des mémoires tu es,
Oubliés des dieux tu es.
Dans le noir seul tu te souviens d’un voyageur.
Dans le noir seul tu te souviens de leur malheur.

Désormais ton nom tu ignores,
désormais ta vie tu implores.
Pour quelques souvenirs tu vis,
pour te rappeler tu cris.
Nul ne sait ton sacrifice,
ni toi ni les offices.

Dans l’ombre tu viens,
dans l’ombre tu pars.
Un souffle inanimé,
de ton destin tu es amené.
Désormais tu dors,
Désormais ton esprit est mort…

 

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Être torturé

L'un de mes premiers écrits.
Un peu étrange quand j'y pense mais ça ne m'empêche pas de bien l'aimer...

Regarde-la dont s’approcher,
morne lueur d’un dieu enterré.
Elle tente de t’amadouer ne faiblit pas petit être.
Mortel tu es,
mortel tu resteras.
Des catacombes sanglantes s’échappent la puanteur des vents.
Pour qui te prends-tu,
toi qui erre sans but ?
Tu n’es qu’un homme comme tant d’autres.
Rien ne te seras accorder dans le grand temple qu’est la solitude.
Fardeau est ton lot,
De l’extérieur tu es,
Du sceau tu es marqué.
Sous les hospices du sang tu erres petit être.
Nulle rédemption pour toi juste la peine sans haine.
Dans le froid tu veux t’isoler,
de la douleur tu veux t’éloigner,
mais sans être tu ne peux exister.
Ombre parmis les vivants,
tu hantes les couloirs sans fin du monde,
des racines de l’arbre tu t’abreuves….
Rien ne te seras épargné.
De ta folie découles ton génie ?
Rien n’en est moins sur.
Où sont ces ténèbres dans lesquels tu souhaites sombrer ?
Où est cette paix que tu veux créer ?
Souffrance est ton lot.
De personne tu ne t’approches,
de personne tu n’es.
A qui appartiens tu ?
Des larmes sont cédées,
des sanglots naissent des flots,
nul ici ne te désire.
Toi et ton âme damnée,
condamné à l’obscurité,
tu ne peux pourtant y aller.
Ici est ta place d’où tu souffres.
Ici tu resteras une façade accueillante,
un écho cinglant.
Rien ne te seras accordé,
juste le châtiment de ces années…

Du haut de ta tour tu regardes,
du haut du monde tu juges,
mais qu’es tu ?
Vide et insipide est ta vie,
tu dors pour oublier l’effroi de tes actes,
la misère des autres.
Du pied immortel du temps tu défies les dieux,
du haut de leur splendeur tu ne rivalise que par ton malheur.
Être éternelle contre chair temporelle,
des émotions torturées contre une vie inspirée.
Pour qui fait-tu ça, une femme, un monde, un idéal ?
De tous tu es méprisé,
pour tous tu es sacrifié,
mais qu’importe tu acceptes ton destin qui te va si bien.
D’une île sanglotant tu erres vers les sang,
pour eux tu n’est que néant.
Vis honnis pour des actes bannies.
Qu’apportes tu de ta vision,
infatigable architecte,
seigneur des temps et vents,
tu colportes les rumeurs,
te sert des leurs erreurs.
Du haut de ton trône ton empire tu crée,
du haut de ta tour à ta chute tu aspire.
Ton combat solitaire de part toi uniquement es connu.
Tous ignorent ce qui se terre dans l’ombre,
tous se détourne des ténèbres qui te traque.
Vie honni actes bénis,
des dieux tu es l’ennemi,
des dieux tu es maudit.
Pour les ombres et ténèbres de ta vie seul les larmes tu as à offrir,
du fin fond des temps du haut des abysses nul ne te suit.
Unique tu es,
unique tu seras,
de ta folie découle la tuerie.
Loin des ignorant tu te bas,
pour des vies que tu ne vivras,
horreur est ton fardeau…
Ainsi tu es parti,
ainsi vide ton trône est.
Dans les ténèbres tu retourne,
loin du regard des hommes tu meurt.
Pour sauvegarder un peuple qui te méprise,
tu te précipite dans l’abyme,
tu précipite ta fin…

Dans l’ombre il attend…
Monstre au souffle haletant,
âme à la chair torturée.
De loin il vient,
d’un autre lieu,
d’un autre temps.
Jadis il régnait sur les tours d’argent,
désormais il veille sur le monstre scintillant…
Un être damné dans une vie outragé.
Dans l’ombre il s’endort,
dans l’ombre il est mort.
Loin des autres,
loin de ces mortels éphémères il vit,
loin d’eux il existe,
pour sa souffrance,
pour leur bonheur.
D’une union il est né,
de son esprit mortel,
de l’âme du dieu éternel.
Pour pouvoir stopper ses méfaits avec lui il a fusionné,
de deux il n’est plus qu’un,
de celui qui domine le monde est soumis.
Une volonté inexpugnable ne peut composer l’infini,
de son échec le glas du monde sonneras.
Oublié de tous,
à l’écart du monde s’élève sa complainte,
triste chant écho d’une destruction annoncé.
Seul barrage restant au flot du temps,
l’exilé désabusé sait désormais qu’il ne peut gagner.
D’un pari de fou du temps fut accordé,
mais l’inexorable ne peut-être endiguer.
Seul il attend,
seul il sait,
seul il contemple la chute de ses tours d’argent…

Votre avis ?


 

Posté par Lerrant à 19:33 - Poèmes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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