27 juin 2008
Emy
L'un des meilleurs moyen de s'améliorer reste encore de réécrire encore et encore un texte jusqu'à obtenir ce que l'on désire.
Personnellement ce qui m'intéresse dans l'écriture est de pouvoir immerger le lecteur dans l'univers créé.
Lui faire perdre tout contact avec l'extérieur pendant quelque temps.
Qu'il ressente l'histoire que j'ai écrite.
Ce qui va suivre est la première version d'un texte.
Je posterai de mise à jour jusqu'à ce que je le pense satisfaisant.
Attention, ce texte peut choquer les personnes non avertis.
Emy:
L’eau s’infiltrait dans ses chaussures, Emy avait froid tout
son corps tremblotait alors qu’elle se frayait un chemin à travers
l’eau nauséabonde des égouts de la ville.
Elle ne comprenait pas
pourquoi l’Homme l’avait déposé ici, il avait été gentil pourtant au
début. Il lui avait parlé gentiment et même offert une sucette, dans la
tête d’une fillette de 9 ans une telle personne ne peut pas faire de
mal, non ?
Mais désormais elle était toute seule dans le noir,
l’eau atteignait ses genoux, des bruits inquiétant se faisaient
entendre et l’odeur ambiante lui donnait envie de vomir.
Totalement perdue Emy continuait à avancer, à l’aveuglette, espérant trouver une sortie.
Elle
avait peur, elle se disait qu’elle était stupide. Après tout sa mère ne
l’avait-elle pas prévenue qu’il fallait se méfier des inconnues.
L’Homme avait pourtant était si gentil, si doux, il l’avait complimenté
sur ses longs cheveux blonds qui faisaient la fierté de sa mère.
Celle-ci pouvait passer des heures à les brosser pour qu’ils soient si
soyeux.
Maintenant sa chevelure était pleine de saleté et de boue,
elle allait se faire gronder mais ça lui était égal. Elle voulait
sortir, petit à petit les larmes qu’elle tentait difficilement de
contenir dévalèrent ses joues.
La fatigue se faisait sentir, ses
pas devinrent saccadés, chancelants. La fillette se retournait sans
arrêt croyant entendre des pas se rapprocher. La peur laissait
doucement place à la panique dans le cœur d’Emy, elle accéléra son
allure tentant de s’éloigner de ces bruits.
Elle trébucha contre un
tuyau sur le sol, sa tête se cogna sur le sol. La douleur irradiait de
son front, du sang en coulait et des sanglots s’échappaient
désespérément de ses yeux maintenant. Emy appela sa mère, roulée en
boule contre un pan du tunnel comme pour essayer d’échapper à la dure
réalité, pour protéger son corps des choses rodant dans le noir.
Puis un grognement se fit entendre, un bruit sourd venu du fond d’un
gorge animal. Emy releva la tête, observant autour d’elle à travers les
faibles lueur perçant l’obscurité omniprésente des égouts. Un museau se
profilait dans l’ombre inquiétante, un museau grand ouvert d’où de la
bave s’échappée entre des grandes canines pointues.
Cette vison
détruisit le calme précaire d’Emy, le fillette poussa un hurlement de
terreur et partit en courant dans la direction opposé du grand chien.
Son petit cœur battait à toute allure, ses poumons la brûlait, ses yeux
la piquait et ses jambes protestaient contre l’effort imposé mais
l’adrénaline et la terreur lui donnaient des ailes.
La fillette aux
cheveux de blé couru aussi vite qu’elle pu mais ce ne fut pas
suffisant. Le chien rattrapa facilement sa proie, il plongea ses crocs
avides de viande dans la chair fraîche de la gamine, arrachant une
large par de muscle dans sa jambe droite. Emy poussa un cri de pur
douleur, jamais elle n’avait connue pareil horreur. Sa mère lui avait
pourtant promis que les monstres n’existaient pas, elle avait tord.
Le canidé affamé poursuivi son festin sur ce corps encore vivant,
prenant son repas dans ces égouts sordides avant de rejoindre son
maître à la surface, bien plus tard…
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=479979&pid=9728781
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :